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De l’utilité du soutien-gorge. . .

Collection Création Diadème par Lise Charmel chez Toutes les Poitrines

Depuis quelques jours, une rumeur se propage au rayon lingerie… Ces mots murmurés font trembler nos soutiens-gorge. Doivent-ils bientôt songer à prendre leur retraite ? Doivent-ils trouver une voie de reconversion ? Car être ou ne pas être utile, telle est la question que s’est posé un médecin du CHU de Besançon au sujet de ce sous-vêtement, devenu réflexe quotidien pour de nombreuses femmes.

Médecin du sport et professeur à l’Université de Franche-Comté, Jean-Denis Rouillon mène depuis 15 ans une étude sur l’intérêt pour les femmes de porter ou non un soutien-gorge. Pour étudier le comportement d’une poitrine sans soutien-gorge, il a observé et mesuré les seins de près de 320 femmes ; s’intéressant particulièrement à un groupe d’une cinquantaine de femmes âgées de 18 à 35 ans.

Sur ce groupe restreint, son équipe a ainsi constaté que sans soutien-gorge, «le mamelon des seins remontait en moyenne de 7 millimètres en un an, par rapport à l’épaule». Il a été aussi noté que globalement «les seins se raffermissent et que les vergetures s’estompent». Le docteur Rouillon émet alors l’hypothèse que «si la femme met un soutien-gorge dès l’apparition de ses seins, l’appareil suspenseur (situé sur le haut du corps) ne travaille pas correctement et ses tissus de suspension se distendent. La femme devient alors dépendante du soutien-gorge, dont elle n’a pas vraiment besoin.»

Cependant, cette étude est menée auprès de femmes jeunes, dont on ne connaît pas les mensurations. Le médecin nuance donc ces résultats en indiquant qu’il «s’agit d’une étude préliminaire sur des femmes volontaires qui ne sont pas représentatives de l’ensemble de la population mondiale». «Tout dépend de la structure des seins de chacune. Une femme de 45 ans en sur-poids et avec trois enfants n’a aucun intérêt à arrêter de porter un soutien-gorge», précise-t-il.

Certains spécialistes du sein suivent cette théorie, quand d’autres la réfutent.
Interviewée par Grazia, le chirurgien de l’institut du Sein et de l’oncoplastie de Paris, Isabelle Sarfati, précise que l’utilité principale du soutien-gorge est, «comme son nom l’indique, de soutenir la poitrine, de manière à éviter qu’elle se balance». Elle ajoute que «de nombreuses femmes trouvent agréable de sentir leur corps gainé ; cela leur donnant l’impression d’être plus tonique. Enfin, le soutien-gorge peut être un gage de sécurité ; la garantie que les mamelons n’apparaîtront pas sous un chemisier un peu trop transparent» ou un top particulièrement moulant.

Toujours dans le magazine, Jean Masson, chirurgien-plasticien à la clinique internationale du Parc Monceau à Paris ne semble pas s’accorder avec la théorie du Dr Rouillon. D’après lui, «un soutien-gorge peut favoriser le maintien des fibres élastiques. La seule chose dont les femmes doivent se méfier, c’est des soutiens-gorge mal-adaptés et des baleines trop agressives.»

Alors porter un soutien-gorge ou ne pas en porter ?
Devant la diversité des types de peau et des tailles de poitrines, il est difficile de trancher sur la question et d’en faire une généralité. Pour les poitrines généreuses et gros bonnets, les experts sont unanimes : pour éviter le mal de dos, le soutien-gorge est indispensable. Le mieux reste donc d’agir en fonction de votre poitrine, mais aussi de vos envies.

À partir de cette étude, de nombreuses autres questions peuvent être posées… Notre société est-elle prête, est-elle assez ouverte, pour voir fleurir les poitrines libres sous les vêtements ? Toutes les tenues peuvent-elles être portées sans soutien-gorge ? Et puis, qu’il soit utile physiologiquement ou non, le soutien-gorge n’est-il pas avant tout un atout séduction, permettant de mettre nos seins en valeur ? Le débat est lancé…

Et vous, qu’en pensez-vous ?
Seriez-vous prête à laisser votre soutien-gorge au placard ?

Crédits photo et sources : Lise Charmel, AFP, Grazia.

 

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